Une ile mythique : l’Ile de Pâques ou Rapa Nui.

L’ile de Pâques racontée par Laetitia

Nous décollons de l’aéroport de Tahiti-Faaa lundi à 00h30, avec la compagnie Lan Chile pour 5h de vol et après une attente et des formalités interminables. A son bord, essentiellement des chiliens qui se rendent à Santiago, l’Ile de Pâques n’étant qu’une étape.

Arrivée à destination: l’Ile de Pâques

A 10h, heure locale (il y a 4h de décalage horaire avec Tahiti), nous arrivons sur le sol chilien dans la fameuse  où Jérôme le propriétaire de notre pension qui porte le même nom : « la pension chez Jérôme », nous accueille avec des colliers de fleurs. Jérôme est un français qui a épousé une pascuane et qui vit sur l’Ile de Pâques depuis 17 ans. La pension est très mignonne : 4 chambres très simples mais coquettes avec une terrasse et un jardin très fleuri. Les repas se prennent en commun, en ce moment à la pension 3 couples d’américains.

Une fois installé, Jérôme nous accompagne jusqu’à l’unique village de l’Ile de Pâques : le village d’Hangaroa, situé à environ 1km500 de la pension. Il nous fait faire une rapide visite : sa rue principale avec de petites boutiques, restaurants, snacks… et son petit port de pêche. Au village, il règne un mélange d’ambiance sud-américaine et polynésienne.

Il est 13h, nos estomacs crient famine mais avant il nous faut retirer de l’argent : fini les francs pacifiques et place aux pesos chiliens. Et là, premier obstacle : le distributeur est totalement en espagnol !!! Y no comprendo.

Après avoir demandé de l’aide, nous voilà avec 40 000 pesos en poche (soit environ 50 euros). Nous finissons enfin par déjeuner à une paillotte face à la mer. Et, un deuxième obstacle se présente, le déchiffrage du menu : empenadas, cerviche … ?Que es ? Patata fritas ? Ah, ça on comprend. Après un déchiffrage laborieux, on opte pour des empenadas de atun con queso y de patata fritas.

Autrement dit des friands ou beignets de thon au fromage avec des frites, c’est délicieux !!!!

Avec le décalage horaire, la fatigue se fait ressentir pour tout le monde dans l’Ile de Pâques.

Nous rejoignons donc la pension à pied pour 1km500. Mais malgré le peu de route qui existe sur l’île nous arrivons tout de même à nous perdre et rallonger le chemin de plusieurs kilomètres. C’est exténués que nous arrivons où une grosse sieste s’impose.
En fin d’après-midi, nous sommes à nouveau d’attaque et décidons d’aller visiter les alentours de la pension.
Il est 19h et c’est l’heure du repas. A notre grand étonnement, nous mangeons que tous les 3 car apparemment les américains ne dînent jamais à la pension. Ils ont tort car la cuisine est délicieuse.

Le repas débute tous les soirs par un apéro au Pisco : liqueur additionnée de citron et de sucre. Nous rejoignons donc la pension à pied pour 1km500. Mais malgré le peu de route qui existe sur l’île nous arrivons tout de même à nous perdre et rallonger le chemin de plusieurs kilomètres. C’est exténués que nous arrivons où une grosse sieste s’impose.
En fin d’après-midi, nous sommes à nouveau d’attaque et décidons d’aller visiter les alentours de la pension.

Il est 19h et c’est l’heure du repas. A notre grand étonnement, nous mangeons que tous les 3 car apparemment les américains ne dînent jamais à la pension. Ils ont tort car la cuisine est délicieuse. Le repas débute tous les soirs par un apéro au Pisco : liqueur additionnée de citron et de sucre.

Nouvelle journée sur l’Ile de Pâques

Après une bonne nuit de récupération et une grasse matinée sous la couette jusqu’à 8h30 grâce à la fraîcheur. Du jamais vu depuis que nous avons quitté la métropole où les réveils sont plutôt vers 5h30- 6h !!! 9h, petit dej, qui ressemble beaucoup au petit déjeuner anglais avec du fromage et de la charcuterie. Et nous voilà parés pour une journée complète d’excursion accompagnée de notre guide qui n’est autre que Jérôme qui est un guide UNESCO. Premier arrêt sur le site de Tahaï où sur une pente herbeuse nous avons pu découvrir nos premiers moais. Les moais sont d’imposantes statues de pierre représentant des ancêtres célèbres tournant toujours le dos à la mer pour protéger leur clan.

Ils peuvent atteindre 10 m de hauteur et peser le poids d’un Boeing 747. On peut également apercevoir les vestiges de maisons bateau dans lesquelles vivaient les familles des notables pascuans. Sur ce site, un ahu (plateforme) de 5 moais en plus ou moins bon état car ils souffrent de l’érosion et du temps.

Un peu plus loin, le seul moai avec des yeux installés en 1990 pour des photos pour le magazine Paris Match. Mais selon la légende, des yeux en corail étaient installés sur les moais pour certaines cérémonies. Ensuite, nous partons vers la côte sud de l’ile sur les sites non restaurés de Hanga Poukura et Hanga Tee. On  peut voir des moais et leurs coiffes couchés sur le sol. Puis, nous traversons l’île pour rejoindre la côte est dans des paysages sud-américains vallonnés et magnifiques. On y trouve alors  une forêt d’eucalyptus et des prairies d’herbes sèches avec chevaux sauvages et vaches en libertés. Et de l’autre côté, nous découvrons une côte sauvage et déchiquetée qui nous rappelle notre Bretagne.

Arrêt à Pito Kura baptisé le nombril du monde

Le nombril de Rapa Nui est un gros galet rond dont personne ne connait vraiment l’origine et l’utilité. Mais dont la tradition veut que les gens viennent se ressourcer en posant les mains et la tête sur ce gros rocher. Puis, direction la baie de Anakena où l’on trouve la seule vraie grande plage de l’Ile de Pâques. Elle est magnifique et est surplombée par une plateforme de 6 moais restaurés et une cocoteraie. C’est ici que nous faisons notre pause pique nique bien méritée. Après une bonne ½ journée de marche. A nos yeux, l’un des plus beaux sites de l’île mais surtout l’un des plus impressionnant car on peut admirer un ahu de 15 moais.

Direction enfin, notre dernière étape où il faut se donner de la peine pour y accéder car ça grimpe, ça grimpe. Le Rano Rarahu, cratère d’un volcan avec un lac en son centre. C’est aussi la carrière où étaient taillés les moais avant d’être acheminés sur leurs plateformes. Imaginez comment ils pouvaient à l’époque déplacer ses mastodontes ??? Aucune certitude à ce sujet que des hypothèses. De nombreuses statues taillées ou en cours de taille son visibles sur les pentes du volcan.

Ainsi c’est ravi, émerveillés et un peu fatigués que nous rentrons à la pension. Le lendemain, 3 ème jour de temps splendide à l’Ile de Pâques. Nous en profitons donc pour rejoindre le village. Pour ensuite nous promener le long de la côte où nous avons pu observer des tortues marines pas farouches. Nous avons déjeuné dans un petit resto de la rue principale.

Un tour au volcan de Ranau Kau

Puis, nous entamons une ½ journée d’excursion vers l’immense cratère du volcan de Ranau Kau avec à l’intérieur un lac d’un diamètre de 1km et d’une profondeur de 11 m. La vue est à couper le souffle !!! A proximité du cratère se trouve le village d’Oronga habité une fois par an lors de la cérémonie de l’homme oiseau. En effet, l’histoire raconte que des guerriers représentant chaque clan de l’ile devaient descendre du cratère par une falaise abrupte. Ils bravaient les courants marins et les requins afin de rejoindre à la nage 2 petits ilots et récupérer l’œuf d’un oiseau et le ramener au village. Le vainqueur donnant à son clan le pouvoir pendant une année.

Jeudi, le beau temps est toujours au rendez-vous. Nous partons pour notre dernière ½ journée d’excursion avec pour commencer le site de Hau Akaivi ou nous pouvons voir une plateforme de 7 moais debout, qui fait exceptionnel, sont face à la mer. La légende dit que les côtes étant surpeuplées, un clan s’était installé dans les terres au centre de l’Ile de Pâques.
Notre visite se poursuit par un arrêt dans un lavatube, coulée de lave qui a créé des galeries de plusieurs km de long et dans lesquelles s’abritaient les pascuans.
Enfin, le site Puna Pau : carrière où étaient taillées les coiffes des moais car ces dernières ne sont pas sculptées dans la même roche que les statues.

Samedi, nous louons un 4×4 pour refaire le tour de l’île et nous balader sur les sites qui nous ont le plus émerveillé. Nous clôturons donc notre séjour par une dernière balade au village d’Hangaroa avant de prendre l’avion à 21h, direction Papeete.

Bye bye l’Ile de Pâques